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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 11:54


 

    Le principe de cette rubrique , est tout simplement  de regarder et imaginer une histoire LOGOLOGO-PETIT_0450.jpgà partir d 'une photo et d'un début de texte ( proposé en article REGARD ' IMAGINE )  Si vous voulez participez , rien de plus simple , copiez et collez le texte écrit en dernier commentaire ,lors d'un lancement en article  et faîtes une suite ... ( quelques phrases ou plus , autant de fois que vous le souhaitez ! )   ainsi l'histoire évolura  des uns aux autres  , attention de bien lire  les commentaires précédents afin qu'il y ait une continuité ... 

 

 

Merci pour vos participations , A vous de regarder et imaginer !

 A LIRE :  Rétrospective des textes à ce jour inventés ci-dessous ( 2007 / 2008 / 2009 )





 

 

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REGARDE et IMAGINE une histoire   ( 1 )




Enfin de cette triste journée , la tempête s'éloignait ... le vent se calmait , la mer toujours en colère avait encore cette couleur d'encre grisâtre . Sur cette plage de verdure , où j'aimais me promener , mon regard se laissait emporter par cette nature environnante ...
 Je me suis mise à repenser à ma journée, ma vie et tout ce que cette mer agitée représentait pour moi... Agitée comme le monde dans lequel je vis, ma vie comme un bateau dans la tempête. Mais malgré ça entre les tempêtes des moments de répit tellement cherà mon coeur... Tout à coup une envie de m'envoler , de survoler cette étendue d'eau et me laisser porter par le vent... je m'imagine  traversant cette mer, me posant dans d'autres contrées, toujours plus lointaines, pour finir par revenir sur cette plage, celle là même d'où je suis partie et m'apercevoir... que seul finalement cet endroit merveilleux comptait pour moi et m'apportait tant. Tout était à ma portée , les plus simples plaisirs que de pouvoir contempler, observer, regarder et qui sont beaucoup ...

 Mais pourquoi alors je ressens toujours ce besoin d'être ici, après chaque tempête ? Ce besoin de contemplation de cet éternel recommencement . Et quel plaisir à recommencer si souvent en ouvrant à chaque fois un peu plus grand les yeux , rester les yeux ouverts pour détailler le ciel , le ciel si gris , si triste , si envoutant qu'on aime tant . Je me rend compte que la mer n'est jamais aussi belle que dans ces moments de tempête, son calme la fait demeurer grandiose ,  mais pas avec la même intensité. Les éléments qui se déchaînent comme pour nous rappeler que malgré toutes les marques que l'on gravent sur notre terre, c'est encore eux qui décident ! Je me vois, moi posé comme un point dans l'immensité de notre terre . Je suis liée à elle , en ce lieu mais surtout ancrée à toi , à nos souvenirs passés . Ce besoin de revenir ici en ce jour est plus fort que tout , pour te retrouver , te ressentir vivre parmi cette nature ennivrante . Fatiguée , je m'allonge proche de ces rochers jaunis par le temps . Au loin , je t'apperçois ... TOI, que jai quitté pour me rapprocher de cette mer tellement forte et fragile à la fois... TOi, qui continue a hanter mes pensées... TOI ... qui est toujours là quand j'ai besoin de toi ....... TOI , qui resiste à mes tempêtes interieures... Toi, qui est ce qui me permet d'être telle que je suis, Toi qui est comme mon moi le plus profond et sans qui la vie serai tellement moins forte .
 En observant le ciel qui parait si agité au dessus de moi  , je vois un point, un point blanc qui semble lutter contre les éléments . Je comprends vite que ce n'est autre qu'un goëland. Tout me parait si simple quand je le vois, il ne fait qu'un avec le vent, ils sont tellement complémentaires . Comme toi et moi, alors je me dis si j'acceptais ...
Nous sommes comme la nature et ses éléments , en accord le plus parfait . J'y vois enfin plus clair à présent , apaisée , je quitte cette plage de verdure , la mer s'est enfin calmée , la tempête en moi s'en est allée . FIN


Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs  , arrangement et photo 2verone le 18 décembre 2007







                                                                     

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REGARDE et IMAGINE une histoire   ( 2 )





Les hommes bleus étaient partis dès l'aurore. Ils s'apprêtaient comme tous les jours à parcourir cette étendue de sable dont chaque dune peut cacher une oasis... Leur impératif, rejoindre le seul point d'eau de la région .
C'était mon premier  voyage auprès d 'eux , ils me jugeaient assez grand à présent pour les suivre . La chaleur était accablante ,  mes pas se faisaient de plus en plus lourds , le soleil était au plus haut dans le ciel , je marchais presque à l'aveugle, les yeux protégés de la réverbération par le tissu bleu. L'un des hommes poussa une exclamation étouffée. C'était le signal, ils me l'avaient expliqué. Le signal de s'arrêter. Je m'arrête donc, plus un bruit, quand j'entends brusquement le galop des chevaux. Mon souffle s'arrête , qui peut bien venir vers nous avec autant d'empressement ?... Rien d'alarmant, bien au contraire. Il s'agissait simplement de cavaliers berbères montant des chevaux Barbe qui venaient nous convier à une fantasia . Ces moments là ne peuvent être vécus que dans un endroit aussi magique que le désert . Ils nous convient donc sous leur tente ,  dont l'intérieur est magnifique, je m'émerveille de toutes ses couleurs. Et là ils allument le narguilé et servent un thé à la menthe délicieux . C'est alors que le chef berbère rentre en grande discussion avec mon père, il lui conseille de ne point continuer notre route : " Faites demi-tour ! ". Le point d'eau que nous voulions rejoindre est sous l'emprise
 d 'Hassan ,  jamais il ne vous laissera vous y approcher !  Hassan avait une réputation à faire trembler !
C'était presqu'une légende dans ces terres arides. Mon père regardait le patriarche berbère dans un long silence. Il ne lui donna comme unique réponse que l'esquisse d'un sourire. Pourquoi s'attacher à ce voyage me dis-je. Mon père semblait ici être "chez lui" . Ce sourire ,  ce n'était pas la première fois que je le voyais sur ses lèvres. En son fort intérieur il se disait :  "non je ne renoncerai pas, j'irai où je veux ! Ma vie et ma liberté sont mes seuls biens. J'irai ! ". Je savais ce qu'il pensait et il n'en démordrait pas... C'est ainsi qu'après être sortis de la tente sous laquelle nous étions, nous quittions ce frère berbère en le remerciant pour son chaleureux accueil et en déclinant malheureusement son invitation pour la Fantasia du lendemain. L'aventure repartait de plus belle. Qu'allait-il se passer? Qu'allait provoquer l'entêtement de mon Père ? Cette question envahissait mon esprit, je n'avais en effet pas compris la réponse de mon père, face au berbère. Bien que téméraire, mon père savait au fond de lui, que cette excursion serait difficile .
 Nous reprirent notre route, les étoiles et le soleil pour seul guide , la chaleur était de plus en plus étouffante. Je compris vite, par les restrictions d'eau que nous n'avions en fait pas le choix ,  seuleument celui de trouver rapidement ce puits ! Que de sable et quelle immensité ce désert où mes yeux se perdaient quand soudain, là -bas au loin ... Mais était-ce un mirage ? où bien ce fameux puits ?  Mais, OUI, il est là-bas ! Et, nous l'avons tous vu ! Nous n'avons plus qu'à demanderà nos chefs de la caravane de suivre ces touaregs qui étaient venus pour nous aider et qui vont nous emmener dans cette oasis tant attendue !
Enfin, de l'eau, de l'ombre, des palmeraies et de quoi se désaltérer à souhait ! Et, nous reposer avant de continuer, plus tard, notre route ! Avec précipitation , nous remplissons toutes nos outres , la nuit noire arrivait .Nous étions contraints de rester bivouaquer là , je percevais l'inquiétude des hommes bleus pourtant si serein d'habitude , et nous reposer avant de continuer, plus tard, notre route ! Avec précipitation , nous remplissons toutes nos outres , la nuit noire arrivait . Ce fut une nuit interminable où personne ne pu dormir et au petit matin , dès la première lueur , nous repartimes précipitament sans attendre le fameux Hassan !
Etais-ce une légende pour protéger ce puits ? Nous ne le saurons jamais ...
 Nous rejoindrons rapidement les tentes berbères de notre ami , le thé fumant nous attendait et à la mine de nos hôtes nous comprîmes que les palabres allaient conmmencer , j'avais 12 ans et heureux pour la première fois de me sentir devenir grand et sûr de moi , tout comme mon père ! FIN 

 

Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs , arrangement et photo 2verone le 18 décembre 2007









                                                                     

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REGARDE ET IMAGINE une histoire ... ( 3 )





Une fois de plus , il se retrouvait seul face à la mer, cette étendue qu'il chérissait tant, prendre le large ou rester ! 
 Il était là , seul ! Son regard plongeait dans le lointain , une douce brise lui ramenait les odeurs du large et lui rappelait de doux souvenirs..... Comment ne pas oublier cette île paradisiaque et la douce chaleur des alizés  , les fruits gorgés de soleil , les fleurs multicolores et surtout le soleil qui nous colle un éternel sourire aux lèvres . Il fallait par ailleurs également fuir. Quitter ses proches n'était pas chose facile. La décision était prise. C'était maintenant ou jamais.
 C'est ainsi qu'aux premières lueurs du jour ,  un sac à dos sur l'épaule , il embarqua sur un cargo battant pavillon panaméen , laissant derrière lui une vie qui ne lui ressemblait plus , une vie faîte d'un bonheur relatif mais qui avec le temps lui pesait de plus en plus . Le quotidien , un rituel qui voulait fuir à tout jamais ! Vivre au jour le jour , ne plus se soucier ,  avoir l'esprit libre et voyager au grès des vents . Partir à la rencontre du monde et de ces hommes si différents de lui .Sans doute que certains diront de lui qu'il est un lâche , mais peu importe ! Après un long voyage , les côtes découpées de ce pays se dessinaient au loin , un parfum d'aventure le fît frémir .
 Il ne regarda même pas en arrière de peur que le remord d'abandonner cette vie bien rangée ne le saisisse , et remplis d'une nouvelle ivresse, d'une jeunesse retrouvée , il se mit à penser à celle qu'il avait laissé là- bas dans les îles lointaines. Qu'était - elle devenue ? Une multitude de pensées traversaient son esprit. Il revoyait l'image de celle qu'il avait tant aimé, qu'il aime encore malgré la distance qui les séparent. Allait-elle l'attendre et espérer un éventuel retour? Non,  elle savait qu'il ne reviendrait pas . Il avait trop envie de cette rencontre , mais en se posant cette question cela le rassurait . La grande aventure pouvait commencer, rencontrer de nouvelles personnes, connaître d'autres coutumes ... vivre ailleurs !
 A partir de ce moment, le monde lui appartenait, il se sentait libre, libre de voguer sur tous les océans, d'arpenter chaque centimêtre carré de notre terre, quelques années s'écoulèrent paisible  , faites de rencontres et de découvertes, et puis un jour un petit soucis de santé l'immobilisa quelques temps lui laissant du temps pour ce retourner sur lui même, pour penser aux siens restés seuls... Il se demanda ce qu'il était venu chercher si loin ,  fuir ce n'était pas lui même. ! Cette peur , cette angoisse de veillir , cette peur de ne pas avoir vécu ses rêves d'enfant . Il pensa à cet amour de jeunesse qu'il avait fuit , évitant soigneusement l'île où elle vivait. Il voulait la garder dans sa mémoire telle qu'il l'avait quitté ,il se doutait bien qu'elle aussi avait vieillie ! Il décida alors qu'il était immobilisé sur son lit d'hopital du bout du monde  , de lui envoyer une lettre. Ecrire comme on envoie une bouteille à la mer...
 D'abord les premiers mots si difficiles, banalités ordinaires , puis petit à petit les souvenirs qui coulent sur le papier ,  et soudain plus de pudeur plus de crainte ,  les mots déferlent, les phrases s'enchainent racontant l'errance, cette fuite permanente pour tromper le vide, masquer les véritables raisons d'une nostagie sans cesse revenue . Il cacheta sa lettre, écrivit l'ancienne adresse, mais ne put l'envoyer. Il attendit 3 jours et 3 nuits, où les démons du passé vinrent virevolter dans les méandres de son esprit fatigué.  Au matin , il brûla la lettre, n'eut pas le courage d'envoyer cette missive, peur de ne pas trouver de réponse, peut-être plus personne à cette adresse, cela serait encore plus dur de savoir que sa belle n'était plus de ce monde . Lui-même se sentait partir peu à peu vers cet ultime voyage ... Qui sait peut-être pour la rejoindre dans ce pays que personne ne parvient à raconter!
Un matin , épuisé et malade, il renonça de lutter ... La lueur éternelle l'attira , le réchauffa afin de lui faire oublier toute crainte et douleur .Son corps aussi léger et doux que les alizés se détachait de son âme ....
 Alors , il prit pour seul bagage ses souvenirs emplis de ces meilleurs sentiments et lentement s'effaça à la porte de ce pays de l'inconnu , avide d'enfin connaitre les parfums d'éternité... Encore un si grand voyage , une ultime fois . FIN


 Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs d' Orangeade , arrangement et photo 2verone, le 13 janvier 2008






 


                                                                  
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REGARDE ET IMAGINE une histoire ... ( 4 )





Al'angle de la rue , il venait tous les dimanches matin , lors du marché , accompagné de ses chiens si fidèles ...
 Comme un rituel , il s'installait méticuleusement très tôt  , avant de commencer à jouer ses ritournelles. C'était pour moi, un véritable moment de plaisir que je ne voulais en aucun cas rater. J'avais donc pris pour habitude , .de lui apporter des croissants tous chauds qu'il dégustait avec beaucoup de bonheur, pas besoin de se parler ,  en un seul regard , je dicernais son humeur du jour qui allait s'entendre au premier choix des notes de musique sortant de son orgue .
Ce matin là , il était inquiet , quelques tours de manivelles n'avait pas suffit à ce que son orgue nous chante l'Amour dans les rues de Paris  car les chalands se faisaient rares , et son hymne à l'amour ne semblait charmer que les piafs du quartier ! Son esprit vagabondait et il s'imaginait en amérique latine dans un faubourg populaire où les senteurs exotiques des fruits, des légumes et des épices se mélangeaient aux odeurs des véhicules à moteur dont le bruit l'assourdissait et couvrait les mélodies de sa musique. Personne ne semblait être attentif à ses complaintes d'amour. et il tournait inlassablement la manivelle de son orgue en sachant que plus rien ne serait comme avant .  La crise de la societé  le crack boursier , un monopoly grandeur nature qui rendait les gns encore plus avare ou démunis ! Alors , vous pensez les petites pièces jaunes qui lui étaient destinées ont été englouties dans les méandres de la finance internationale . Et oui ! Il était inquiet sur son devenir ,  la chansonnette ne suffisait plus pour survivre comme au bon vieux temps . Naturellement il se mit à me raconter son histoire, comment il était arrivé au métier de chanteur de rue, comment il était libre d'aller et venir là où bon lui semblait .
 Cet homme il avait tout perdu et sa vie,  il ne la souhaitait à personne , "sa vie d'errances " comme il le disait tout le temps, sa vie de solitiude malgré la foule de connaissances , ce matin il se rappelait avoir eu une famille . Il se rappelait souvent avec émotion ,  sa petite fille riant aux éclat  , dansant sur ces ritournelles ! Ce qu'il ne savait pas ,c'est que cette petite fille qu'il avait quitté des années plutôt ,pensant faire fortune ...cette petite fille dont la photo jaunie ne quittait jamais la poche de son vieux paletot, c'était moi !
 Ma mère m'avait souvent raconté l'histoire de mon père, elle disait qu'il était fort et courageux d'essayer d'accomplir un rêve si éphémère de mettre un peu de baume au coeur des passants, elle disait toujours qu'il m'aimait et que j'étais dans son coeur, que je pouvais même sentir son amour en fermant les yeux et en y pensant très fort... Et pourtant je l'ai detesté, detesté de nous avoir abandonné et d'être tellement seule... Pourtant en le voyant tous les dimanches ,  j'ai compris... compris que son rêve était plus fort, et plus beau, et que donner du bonheur autour de soi n'est pas si évident mais tellement important pour lui...
Soudain un homme s'arrêta et resta ébahi devant l'orgue, la musique, il semblait revivre et un sourire apparu sur son visage........ Je vis mon père sourire à son tour, riche du bonheur qu'il donnait aux gens, et pour la première fois depuis tous ces dimanches je sentais son regard posé sur moi, je n'osais plus lever les yeux, je me sentais revivre de l'intérieur, j'avais envie de crier :
" Papa c'est moi, là, tu te souviens ta petite fille..." Mais pouvais- je intervenir dans la vie qu'il avait choisie et construite. Pourtant j'avais tellement envie qu'il me serre dans ses bras! ... Il me regarda de façon perplexe et me dit... " Votre visage me semble familier ... On se connait? ..." Mon sang me vint droit au coeur , une reconnaissance filiale tant espérée et rêvée depuis toute ses années . J'avais du mal à ouvrir ma bouche , à m'exprimer, je cherchais mes mots alors que je les avais répété des milliers de fois dans ma tête . C'était si simple de dire  : " Papa c'est moi , ta fille ..." ,  mais rien de tout cela ne venait . Je balbutiais confuse : " Vous rencontrez tellement de personnes ....Vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre ! ". 
 Il resta à tournersa manivelle et me fixa longuement c'est alors que je vis son visage changer d'expression , des larmes coulaient doucement sur ses joues sur un air si mélancolique qui sortait de cet orgue . J 'en fit autant en le dévorant des yeux , sans mots .Son regard croisa de nouveau le mien et je vis cette lueur dans ces yeux, entre ses larmes. Il se mit alors à passer des notes très familières à mes souvenirs d'enfant , oui ... je les reconnaissais . C'était ma berceuse, celle que maman me chantait tous les soirs. Je su alors qu'il avait compris, qu'il m'avait reconnu, il pleurait toujours mais je sentais de la joie dans ses yeux . Nous nous regardions, nous pleurions mais nous ne prononcions aucun mots ; heureux . 
Tant de fois j'avais imaginé ce moment là , vêcu ces instants en rêve, c'était encore plus merveilleux que tous mes songes, il m'avait reconnu et il se souvenait, j'étais présente dans son coeur pendant tout ce temps, sans me rendre compte, presque aimanté par cet homme, je m'étais approché de lui, je le vis porté la main à sa poche, sortir son porte feuille et là tout contre son coeur il y avait une photo de moi, jaunie par toutes ces années, cornée d'avoir été trop regardée .
 Le dimanche suivant , je lui portais de nouveau des croissants chauds , et  je me tenais auprès de mon père pour tourner la manivelle de son orgue de barbarie , enfin réunis et le coeur allégé du poids de ses années d'absence . Toutes mes rancoeurs semblaient s'envoler au rythme de ses notes de musique dans l'air frais du petit matin .FIN



Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs d' Orangeade , arrangement texte 2verone   , le 28 janvier 2008













                                                        

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                              REGARDE ET IMAGINE une histoire ... ( 5 )    




  

 

Limpidité et sérénité environnante , seul le bruit de sa respiration venait à lui rappeller que ce n'était point un rêve ...
 Des sensations nouvelles lui venaient à chaque instant dans cette immensité bleutée, Abigael partait pour la première fois à la rencontre d'un monde inconnu, peuplé de poissons aux multiples couleurs, de plantes aquatiques et de récifs ,  à la découverte des beautés cachés dans les fonds sous marins, son voyage n'avait pourtant pas pour seul objectif l'exploration de ce littoral vierge de toute visite, il était à la recherche  de cet Atlantide tant vanté.


 De mémoire d'homme , cet ancien Bédouin lui avait raconté l'histoire de cet île immense aussi grand qu'un désert , peuplée d'étranges créatures végétales .Etait -ce cet empire grand et mystérieux dont parle les prophètes ? Vérona avait réussi à le convaincre à participer à cette folle aventure .Mais que recherchait- il vraiment ? Un trésor perdu où se recherchait il lui même , recherchait -il ses idéaux perdus dans cette vie désespérément banale qui l'avait conduit loin de ses rêves d'adolescent ? En attendant , Abigael était là dans cette immensité sourde et bleuté et il n'en croyait pas ses yeux . Le vieux Bédouin lui avait confié une très ancienne carte à peine lisible ainsi qu'un médaillon recouvert de symboles inconnus, lui certifiant qu'il était l'envoyé des Dieux, et que sa mission sur terre était de révéler au monde entier l'existence de cette île mystérieuse mais également de la protéger du monde extérieur .
Longtemps il avait réfléchi à ses propos et sa mission semblait paradoxale, révéler et protéger, comment mieux protéger qu'en se taisant, mais sa curiosité était plus forte que tout, l'expédition s'était mise en place progressivement et le jour tant attendu était arrivé. Les données inscrites sur sa carte étaient très précises sur l'endroit où il fallait plonger, et il ne tarda pas à reconnaître quelques symboles au fond de l'eau tel que ces deux rochers superposés, maintenant il en était sûr, tout ceci n'était pas une légende.  Ses symboles gravés sur le médaillon ne pouvaient que faire référence , comme il l'avait toujours pensé , à l' AIR , l'EAU et la TERRE . Un secret , une prophétie relatant l'essence de la Nature même pour sa sauvegarde , au-delà de sa dégradation que lui infligeait l'homme moderne . C'était alors devenu de plus en plus urgent de trouver .  Le bédouin était convaincu de l'existence de cet Atlantide qui donnerait l'espoir d'un monde terrestre où la Nature serait à tout jamais préservée .Le vieil homme l'avait supplier en lui remettant cette carte si précieuse pour l'humanité toute entière . Sa responsabilité était lourde de conséquences . Son regard parcouru les alentours de ses deux rochers et là Abigael devina enfouit dans le sable les cols de 3 amphores effleurant à peine la surface .... qui contenaient sûrement le précieux filtre d'amour qui changerait la sauvagerie des hommes en intelligence bienveillante envers la planète , ou tout autre ? Le mystère demeurait ...
Les différents bancs de poissons multicolores étaient le seul rempart , ils tournoyaient sans cesse comme pour les protéger , un gros mérou se présenta devant lui . Il entendait les battements de son coeur s'accélérer , il jeta un coup d'oeil rapide sur son manomètre , plus beaucoup d'air , et à cette profondeur que lui indiquait son ordinateur , plus de temps à perdre ! Il s'avança délicatement des amphores et essaya d'en dégager une . Elles semblaient intactes et cachetées . Impossible de les sortir seul et sans un matériel adéquat : " Il me faut des parachutes pour les remonter à la surface et surtout de l'aide !" Se disait-il ." Rester encore une minute de plus à 30 mètres serait fatal à mon organisme ! " Il se concentra ,ne pas se précipiter , en plongée c'est primordial ! Il rejoint le tombant , les yeux rivés sur ses amphores .... les poissons à nouveau se déployaient juste au dessus du trésor de cet "Atlantide ", cela le rassurait ! Il amorça sa remontée et rejoint sa palanquée pour faire ses paliers de décompression .Inquiets de son absence , ses compagnons de plongée lui faisaient les gros yeux . Le regard dans le bleu , Abigael rêvait au lendemain , au moment où enfin il pourrait savoir ce que contenait ses 3 amphores : AIR ? EAU ? TERRE ? 


Abigaël était le scientifique du groupe , le soir venu ,  amena sa documentation aux membres de l'expédition .L'atlantide selon son explication aurait son origine dans le fait que les 2 continents africain et européen se rejoignaient à l'endroit du détroit de Gibraltar , la séparation des continents ... Mais lassés  par son explication  , ils étaient tous penchés sur le précieux parchemin cherchant à décrypter les cartouches révélant le lieu de la destination finale à ce trésor . Un lieu que devrait réunir le contenu de ses 3 amphores sans doute . Cela était presque illisible , on y devinait un triangle dans lequel une fleur et un animal se mêlait . Cela évoquait à Abigael, un test d'oursin mais sa priorité de l'instant était de retourner sous la mer pour récupérer les amphores .Toute l'équipe était impatiente , avec fébrilité ils réunirent tout le matériel nécessaire à leur remontée . Il était évident que la tâche serait rude , hors de question de détériorer un seul indice , ni aucune de ces 3 amphores . Pour simplifier leur travail , ils plongeraient tous au nitrox ( O2 ) ainsi , ils limiteraient les dégâts sur leur organisme et pourraient travailler avec plus de sécurité . Comme la veille , les quatres amis Abigael , Paulo , Jack et Verona descendaient le long de ce tombant où faune et flore s'entremêlaient ; les gorgones vaporeuses s'agitaient sous les courants , les bancs de poissons papillonnés de part et d'autres . C'était un vrai festival de couleurs se détachant sur ce bleu limpide qui leur apportait tant de sérénité et  de certitude sur la mission entreprise  . Abigael dirigea son équipe vers l'emplacement précis où le gros mérou semblait l'attendre . Une nuée d'anthias les entourait , mais ils se mirent aussitôt au travail . Les gestes se faisaient de plus en plus précis , ne négliger aucun détail en aspirant le sable pour libérer les amphores ... " moment magique  " ! Arriveraient-ils à les désceller et à les remonter à la surface sans les abîmer et que sortiraient-ils de ces amphores ? Ils étaient impatients mais allaient lentement pour ne pas faire de fausse manoeuvre ! Libérée de son cocon de sable, la base des amphores se livre enfin à leurs regards ,  déception , elle semble solidaire d'une espèce de socle . Apparemment les amphores ne sont qu'une partie d'un ensemble plus grand....plus grand ! La déception fait place à l'euphorie dans les regards qui s'échangent au dessus des amphores , déjà après une infime hésitation , le travail reprend, les gestes se font de plus en plus fébriles à mesure que se dégage ce qui semble être une statue . Curieusement elle se prolonge à l'horizontale vers ce rocher couvert de coraux ,  le rocher... Tous se figent ,  comme soudain envahit par la même pensée : "Ce rocher...et si imposant ! ". Si la solution était là sous l'eau .L'évidence était sous leurs yeux : " Impossible de remonter les amphores ! " Ce lieu où ils pensaient tous devoir réunir les 3 éléments , EAU , AIR , TERRE bien gravés sur les 3 poteries devait être tout proche ou ici même ! Ils s'arrètèrent net , regardant ce rocher , la statue en était le lien . En l'observant avec plus d ' attention , ils apperçurent le signe du triangle et de la fleur d'oursin au niveau de son ventre . Voici la mère Nature ! La réflexion devait faire place , à l'action . Ils se rendirent à l'évidence , nous devons remonter . De plus les bouteilles étaient toutes en réserve .Soudain Jack vit une ombre noire se profiler à sa droite.Paulo lui fit un signe pour lui demander ce qu'il se passait, il s'aperçut très vite à son comportement que celui -ci paniquait . Il ressentit son angoisse soudaine, lui aussi voyait au loin cette énorme masse sombre s'avançait froide et lumineuse comme l'éclat d'un sabre . Le palpitant s'accéléra en flèche, l'air leur manqua soudainement . Surtout ne pas bouger , attendre , maîtriser cette peur et leur respiration pour pouvoir remonter . Le squale qui rodait ,  s'en irait bientôt, pensaient-ils ! Paulo qui s'était déjà trouvé dans cette situation leur fit signe de se calmer et de ne surtout pas bouger. Il essaya de ne pas penser à la réserve d'oxygéne qui s'amenuisait et se mis à pester contre Vérona qui les avait entrainé dans cette galère , et comme c'était elle la spécialiste de la plongée , il la regarda pour savoir ce qu' elle comptait faire pour les sortir de là ! Le squale s'approcha dangereusement , ils crurent tous que leur derniére heure était arrivé. Quand soudain  , le gros mérou , d'un calme inattendu en pareille circonstance , s'interposa entre le groupe de plongeur, et fit fuir le squale . Ils ressortirent de l'eau tous épuisés mais heureux de se dénouement .
La nuit serait longue , il fallait réfléchir à ses différentes nouvelles données ; les amphores cachetées sont impossibles à remonter ; la statue gravée en son ventre des mêmes signes dessinés sur le parchemin ,  et ce rocher dominant à proximité et  qui ralié à tout jamais l'ensemble ! Après un bon repas et un peu de détente , ils se réunirent tous pour pouvoir discuter autour des éléments en leur possession : le médaillon aux 3 symboles air , eau , terre , le parchemin confié par le vieux Bédoin dont le cartouche triangulaire dessiné était à l'identique de celui sur le ventre de la statue découverte ce jour . Un grand silence règnait , chacun pris par ses pensées  . Alors que Vérona  , aprés une longue réflexion ,  allait faire part de sa propre vision à ses amis , un grondement sourd les fit sursauter , le bruit s'emplifia , tout autour d'eux se mit à trembler ! "TREMBLEMENT DE TERRE ! " Hurlèrent -ils tous en coeur .Cinq minutes, cinq  longues minutes où leur coeur faillit s'arrêter de battre , tellement tout cela était soudain . Une fois la secousse terminée , Abigael pensa immédiatement à leur fameux trésor enfouit sous la mer . Le tremblement de terre ayant bien sûr remué les fonds marins , il craignait que celui -ci  ait été englouti par les violentes secousses .Pour le moment , il était trop risqué d'aller vérifier, pas d'alerte au tsunami  , mais on ne savait jamais .Ils décidérent d'attendre le lendemain...

Tout était redevenu d'un calme absolu , au petit matin , ils reprirent le bateau , l'angoisse au ventre . Qu'allaient-ils découvrir sous l'eau , la secousse avait été tellement forte qu'ils craignaient tous le pire : que tout serait engloutis à tout jamais ! Sous l'eau tout était méconnaissable , la secousse avait laissé des séquelles , les rochers semblaient avoir été retourné , plus aucun poisson à l'horizon sans doute effrayés ou morts . Munis de leur boussole , ils arrivèrent sur l'emplacement du trésor , là , seul parmi un amas de pierre attendait le gros mérou . Le sable avait recouvert une partie des amphores , en les examinant ils s'aperçurent que par bonheur , elles étaient toujours intactes mais de nouvelles inscriptions étaient apparues : sur celle de l' EAU  , on pouvait y lire ENKI , celle de l'AIR , AN , et enfin sur celle de la TERRE se lisait distinctement KI . Comment avaient-elles pu leur échappé lors du désablement de la veille ? Tout ceci était incompréhensible . La statue n'était point abimée, ils l'observèrent avec attention , à leur grande stupéfaction , à la place du dessin de la fleur d'oursin sur son ventre était gravé NAMMU . Au milieu de la faune et de la flore tristement touchées par le tremblement de terre , sur le gros rocher dominant l'ensemble , Abigael déchiffrait le nom de ENLIL . Bizarrement , cette masse rocheuse semblait avoir doublé de volume , bien plus imposante que la veille . Ils se regardèrent tous interloqués par leurs nouvelles découvertes . Un bruit sourd , comme un grondement se fit ressentir au travers de leurs corps , amplifié par l'eau . Une nouvelle réplique ? Rapidement , ils rejoignèrent la surface où enfin , ils pourraient échangés leurs sentiments sur ces faits presque irréels . Verona , avait eu heureusement la présence d'esprit de prendre en photo ses inscriptions , ils pourraient ainsi être sûr de ce qu'ils avaient vu . 

Ce qui était certain , c'est que le tremblement en était l'origine et avait forcément un lien à toute cette histoire qui devenait peu à peu surnaturelle ! Pourtant , ces noms étaient familiers à Abigael, évoqués déjà par le vieux Bédouin , il les avait lu également au travers de récits Sumériens . L'explication était à dénouer , à mettre à jour , mais elle était là  , et pour combien de temps ? Les répliques ,  des secousses terrestres se faisaient de plus en plus fortes . Il ne savait pourquoi , mais Abigael se mit soudain à penser au fameuse malédiction qui avait touché tout ceux qui avait "profané" ou fouillé les pyramides d'Egypte , et aussi au trésor du roi salomon . Il y avait quelques choses d'étranges dans ses secousses , comme une sorte d'avertissement , de plus nombreuses dans la nuit où il avait fait un réve étrange .Un de ces rêves étranges qui vous laisse comme à côté de vous même au réveil , avec la curieuse intuition qu'il s'est passé quelque chose de capital, mais que vous n'arrivez plus à retenir quand s'envole la nuit. Restait de ce rêve ,  seule cette certitude, c'était un rêve en plongée . Il se leva d'un bon, animé par cette intime et impérieuse conviction, il fallait plonger, suivre le chemin du rêve et refaire ce voyage . Abigaël se souvint brusquement des dernières paroles du bédouin lorsque de ses deux mains il lui entoura la main: "N'oublie pas que l'enfer et le paradis sont d'abord en chacun de nous" . Pourquoi ces paroles étranges ? Lui  , qui se disait athé convaincu ! Des doutes et des combats commencaient à remplir son coeur. Existait -il un monde spirituel ? Et quel rapport avec le trésor ?. Il décida d'aller retrouver le vieux bedouin et de le questionner. Il irait seul car il sentait au fond de lui méme que c'était sa quête , son devoir  . Il laissa un petit mot sur son sac de couchage , histoire de ne pas inquiéter ses amis et parti seul au village , dès l'aube , à la rencontre du vieux bédoin , pour lui poser quelques questions et lui rendre compte des faits .
Le vieux sage , seul dans sa case semblait dans un état de torpeur . Depuis le tremblement de terre , il ne cessait de répéter : " Nous avons tué à jamais notre paradis , le temps de l'enfer est venu , nous sommes tous perdus . NAMTAR et ENLIL se sont liés et vaincront ! "  . Abigael lui raconta ses découvertes sous l'eau , et lui posa la question : "Est-ce irrémédiable , que puis-je faire ? " . Sa réponse fut retentissante : " La déesse primordiale de toutes créations NAMMU , notre Nature mère sera ensevelit d'ici peu à tout jamais , l'homme n'a pas su la préserver , son instinction sur cette terre est en marche . Nous sommes , nous seul responsable de notre perte , nous n'avons pas su écouter la nature dans nos coeur . Il est à présent trop tard pour y remédier ! Nantar gronde et grandit .... Surtout rapporte-lui ce médaillon au fond des eaux , glisse-le autour du cou de la statue Nammu et laisse surtout les 3 amphores intactes ! ... Un jour , lorsque l'être humain aura enfin disparu de ce monde , la mère Nature pourra renaître et demeurrer encore plus belle , la végétation , le règne animal autre que l'être humain en sera les seuls dignes élus ; Eux seuls connaissent son parfait équilibre nécessaire à sa sauvegarde et sa destiné . Je sais maintenant que c'est inévitable ! .... Va donc !!! Presse-toi à lui rendre son médaillon !!! Va donc !! Presse-toi à lui rendre son médaillon !!! . Il symbolise le pouvoir des éléments de la création originelle et seul la déesse primordiale peut décider qui le porte . L'homme a laissé perdre le plus beau et le plus précieux des biens . Le vieil homme psalmodiait maintenant quelques prières incompréhensibles en hochant du corps . Abigaël se trouvait placé dans un curieux dilemme , son esprit scientifique lui conseillant à la fois la prudence mais aussi de ne pas laisser place à ce type d'explication mais le vieil homme l'avait  tant troublé . 

 Les secousses terrestres étaient de plus en plus rapprochées , Abigael retourna à leur campement , rejoindre ses camarades et leur dévoiler ses intentions : " Il nous faut agir vite !... Prenez votre matériel , les tremblements sont espacés d'une heure environ , c'est le temps que nous disposerons pour plonger et amener ce médaillon à qui de droit . Vérona , prends-le en photo avant qu'on le remette à NAMMU .Vite le temps presse !!! ".Vérona appuya sur le déclencheur de l'appareil  , mais rien à faire , sur toutes les photos qu'elle prenait , il y avait comme un voile de lumiére .C'était incompréhensible ! "Tanpis !" s'écria Abigael " Nous n'avons plus le temps ! " . De plus , curieusement les répliques au lieu de s'atténuer,  s'amplifiaient. Le bateau était prêt , ils se rendirent sur le lieu de plongée , tous émotionnés par les explications d'Abigael qui leurs relater l'entrevue avec le vieux Bédouin . Juste à la fin de la dernière secousse terrestre subit , ils se mirent tous à l'eau . Dans le creux de sa main , Abigael serrait fort le médaillon , avec l'espoir que son geste ne resterait pas vain . Ce n'était point difficile de se situer sous l'eau , le rocher ENLIL était devenu une montagne , ils palmèrent avec difficulté dans le courant jusqu'aux amphores , leurs cols étaient encore bien cachetées , ils prirent soin de les recouvrir de sable afin que rien ne puissent les casser : leur contenu resterait à jamais un secret . Seule la tête de la statue effleurait à la surface du sable , avec précaution , il noua autour de son cou le fameux médaillon . Voilà leur mission achevée , ils se regardèrent tous , satisfait d'eux . Vérona leur fit un geste pour qu'ils s'éloignent de NAMMU , le temps de faire une photo . Elle pris plusieurs clichés avec des angles différents , attiré sans doute par les flachs , le gros mérou réapparut . Il se diriga vers chacun des plongeurs , se frotta à eux , comme pour chercher une caresse où était-ce un remerciement ? Le temps semblait suspendu , tous émerveillé de cet instant , ils profitaient pleinement de ce moment de partage que leur offrait le gros mérou . Le début d'une réplique fit sursauter le peu de poissons qui évoluaient encore autour d'eux . Le gros mérou se dirigea alors soudainement vers la statue , arracha de sa bouche le médaillon et l'avala . Le tremblement devenait de plus en plus violent , sous l'eau des rochers se détachaient de parts et d'autres . Plus de temps à présent , pour nager à sa pousuite, ils restèrent tous stupéfaits de ce qu'ils venaient de voir , mais il fallait penser à sa propre survie . Paulo le chef de palanquée  , ordonna de remonter immédiatement , Abigael avait les yeux rivés dans le bleu où le mérou avait disparu . Il s'empressèrent de recouvrir la tête de la statue avant d'amorcer leur remontée . Le tombant semblait mort , la faune avait fuit , la flore détériorée par les chutes de pierres . Alors qu'ils montaient sur le bateau , la réplique redoublait de violence : " VITE éloignons nous !!! " . Un creux sur la surface de l'eau se formait , il pouvait en déduire que toute la montagne récemment apparut s'était effondrée sur ce trésor à présent ensevelis . Nul ne saura si le gros mérou survivrait à cela ! Tout en s'éloignant , le calme revennait . Personne ne parlait , ils regagnèrent le camp , épuisés et surtout très déçus .

Les jours qui suivirent , le soleil brillait , les grondements de la terre en colère avaient enfin cessé . Nul ne saura pour combien de temps . Abigael rendit visite pour une dernière fois au vieux sage  . Il n'y eu entre eux qu'un long silence qui dura une bonne heure .Puis d'une voix tranquille le vieux sage lui expliqua . Cet endroit où nous sommes est un lieu de passage et certains : les êtres choisis sont invités à y laisser leurs empreintes ou leurs écrits . Il dévoila un autre parchemin - Celui là dit : " En faisant une offrande à l'invisible , tu purifies ton coeur et...... " . Le vieil homme marqua un temps d'arrêt referma le rouleau sans lire la suite et lui dit :  "Derrière la faible et fragile modestie de ce médaillon se cache d'étonnante et sublimes réalités ! " . Il n'en dit pas plus son visage se ferma . Abigaël ne sut s'il devait attendre ou prendre congé de son hôte . Il avait su écouter avec attention le sage , il s'éloigna du village en direction du bord de mer mais n'avait pu avouer au vieil homme que le médaillon n'était plus en sa possession ; le mérou l'avait avalé ! L'offrande , il avait voulu de tout son coeur la faire auprès de cette statue NAMMU , mère Nature , il pensait avoir échoué , à moins que ce mérou était personnifié en cette déesse primordiale de toute création , et qu'en récupérant ce médaillon , il , ou elle  , le mettait à l'abri des hommes auquels elle avait fait  , à tort , confiance jusqu'à présent . Et alors là , tout serait possible ,la Nature originelle pourrait renaitre un jour sur cette Terre .Tout en marchant , Abigael regardait la mer , ce bleu pur , son regard se perdait dans cette imensité . Il savait lui et ses compagnons de plongée , qu'engloutis sous les rochers par la protection de ENLIL , Dieu des plantes et des animaux , les 3 amphores EAU , AIR , et TERRE étaient définitivement hors d'atteinte de l'homme , à moins que l'un d'eux ne parlent !  Le jour venu , le dieu de l' AIR , AN , le Dieu de la Terre , KI et celui de l'eau ENKI contenu dans ces 3 amphores s'ouvriront sous la décision de la déesse Nammu . En pensant créer l'homme sur cette terre pour sa protection , ENLIL avait fait une énorme erreur qu'il essayait à présent de réparer . Peu à peu , l 'homme s'exterminera par sa propre bêtise humaine . La polution ,les colères terrestres et conditions climatiques ne seront que leur triste devenir envoyé par NAMMAR , Dieu de la mort . L'homme n'a pas su écouter à temps voulu la Nature qui lui était offerte . Ne sachant pas partager ce trésor divin , il en sera purement exclu . La nature originelle a des ressources insoupçonnables , elle saura se régénérait sans lui . Tout en méditant à cela , Abigael était devenu serein , on pouvait lire un sourire naître sur son visage , il tourna la tête vers ce site de plongée inoubliable qu'il scrutait à présent des yeux . Tout était là pour y renaître !!!

Les années qui suivirent , Abigael et les autres plongeurs venaient régulièrement s'immerger en ce lieu si cher à leur coeur . Et comme à chaque fois , Abigael retrouvait dans cette immensité bleuté les mêmes sensations jusqu'à celle du devoir accomplit : " Limpidité et sérénité environnante , seul le bruit de sa respiration venait à lui rappeller que tout ceci n'était point un rêve ! " ....FIN




Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs d' Orangeade, arragement texte 2verone ,   le 16 février 2008





                                                                       




 

                     
                                                   
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REGARDE ET IMAGINE une histoire ... ( 6 )


 

Au réveil , il me semblait encore sentir la fraîcheur des vagues sur mes pieds , la douceur du sable se dérobant entre mes orteils , des sensations si présentes qu' entre veille et sommeil tout se mélaient ...

Un rêve dont les moindres détails revenaient à mon esprit !Mais, quel dommage, je devais remettre mes pieds sur terre et revenir dans la réalité, partir au travail ! Mais, comme je suis optimiste, je sais que je reprendrai, dès que possible, la route de la mer pour retrouver les délices de tous ces moments inoubliables et qui pourront se réaliser bientôt ! 
En sortant de chez moi , la fraîcheur matinale me rappella celle de la brise iodée qui venait à coller mes cheveux durant ce rêve , pourtant l'odeur de la rue emplit désagréablemnent mes poumons et me ramena sur le chemin du travail que j'avais l'habitude de parcourir à pied . La tête baissée , je marchais d'un pas régulier lorsque ce cris me stoppa net .Des piaillements stridents agressaient mes oreilles , je scrutais le ciel où des mouettes se disputaient : " Tiens bizarre ! d 'où viennent-elles ? Je n'en avais jamais vu ici en ville et à des centaines de kilomètres de la mer ! ". Je restais interloquée  par leur présence mais reprennait aussitôt mon chemin .Les mouettes dans un ballet aérien voltigeaient autour de ma téte , le souvenir de mon rêve me revint , ça paraissait si réel que je sentis la chaleur du soleil me brulait les épaules .Une vague un peu plus haute que les autres vint m'éclabousser  , j'éclatais de rire , mon esprit était tellement imprégné de ce rêve que ce que j'avais pris pour une vague était l'éclaboussement impromptu d'un bus passant dans une flaque d'eau ! Les passagers du bus me regardèrent interloqués ! Sans doute qu'il ne comprenait pas ce qu'il pouvait y avoir de drôle d'étre éclaboussé de la tête aux pieds par une eau boueuse et poluée  .Effectivement cela faisait plus de quinze jours qu'il pleuvait sans cesse. Les gens avaient la triste mine, le regard gris , happés par leurs inquiétudes et la routine d'un monde sans couleurs . A part les affiches ventant les mérites d'une automobile surpuissante , d'un parc d'attraction et de slip pour hommes hypermoulant, à part ça rien de très excitant sur la route du boulot, je voulais garder en moi le plus longtemps possible cette agréable sensation, ce rêve sensuel, au moins en avoir le goût jusqu'à la pause café de 10h. 
 
Ce matin là , tout était vraiment hors du commun , un passant m'interpella comme dans mon rêve , il me demanda : " Connaissez-vous les horaires de marée ? N'est pas dangereux de se promener sur cette plage -ci ? Je vois que vous aussi , vous êtes mouillé de la tête au pied , impressionnante cette dernière vague ! ". Je le regardais fixement , sans voix , en l'examinant je m'aperçu qu'il était lui aussi trempé et les pieds recouverts de sable . Mon regard se porta sur les miens , et à ma grande surprise les bords de mon pantalon étaient relevés , du sel et sable y étaient collés , je m'empresser de me secouer et de dérouler les rebords de mon vêtement . Le cri des mouettes , l'odeur des embruns se faisaient de plus en plus distincts ..... Que se passait -il ? Cet homme que je reconnaissais à présent pour l'avoir déjà rencontré dans mon songe était bien là , face à moi et attendais ma réponse . Je n'arrivais pas à m'exprimer , tout était si incompréhensible , je parlais mais aucun son ne sortait ... Je repris mon chemin , laissant cet homme imobile sur le trottoir . Mon environnement habituel semblait avoir changé , je me retrouvais comme absorbé par le décors de mon rêve . Pris de panique , je courrais dans un monde souterrain, étaient- ce des canalisations, des égoûts ? Un fond d'eau giclait à chaque pas. J'arrivais dans une immense grotte dont les parois scintillaient de mille feux avec un lac émeraude qui en tapissait le fond. Je n'avais d'autres solutions que de plonger pour sortir d'ici. Pris par un tourbillon , je me laissais porter, en apesanteur, sans haut ni bas, loin d'un cauchemar, aux portes de l'Eden, je me laissé bercer par le chant melodieux des sirènes . Envouté , imergé par l'ivresse des profondeurs mon corps ne m'appartenait plus . Un homme claqua ses doigts devant mes yeux pour me sortir de mon rêve éveillé . Je sursautais, en face de moi dans le bus cet homme me souriait. ? " C'est le temps qui nous détraque le cerveau ; la nature est malade de nous et souhaite le déluge pour se libérer de nous, nous sommes les nouveaux dinosaures  , Monsieur , les nouveaux dinosaures ! " répéta t' il . Il releva son col et se leva, sans doute allait il descendre à l'arrêt suivant. Je restais quelque peut interloquée par ses propos  et mon songe . Un dinosaure , oui ,sans doute est- ce cela  que j'allais devenir !
S'il ne se passait rien dans ma petite vie , ce réve serait- il le déclancheur d'un nouveau départ ! L'odeur des embruns me revint au narine , l'eau tiède qui me chatouillait les pieds , la douceur du soleil levant sur ma peau ! Je sortit un bloc papier de mon sac fourre tout et entrepris , chose folle d'écrire : une lettre de démission . C'est décidé , je mets les voiles ! Adieu ma vie citadine ............................FIN





Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs d' Orangeade  , aragement texte 2verone , le 25 mai 2008




  PHOTO-A-POSTER_0296.jpgREGARDE ET IMAGINE une histoire ... ( 7 )



Elle aimait s'allonger dans l'herbe ,   se confondre dans la nature , comme lorsqu'elle était enfant  ... 

  Ainsi , le monde lui paraissait tout autre ! Elle s'était faîtes cette promesse ,  alors qu'elle était encore qu'une gamine , que chaque jour , elle prendrait 30 minutes de son temps qu'elle voyait déjà surchargé pour révâsser dans les herbes hautes ou fraîchement coupées .Qu'il pleuve ou qu'il vente , c'était devenu vital pour elle , comme une bulle d'oxygéne hors du temps où elle voyait s'animer au dessus d'elle des personnages imaginaires.
Et aujourd"hui  , au- dessus de sa tête , un énorme cumulus , lui jouait des tours , impossible de lui trouver un personnage , une histoire . Peut être était -ce dû à sa journée qui avait été longue et mouvementée , lui coupant pour le coup son imagination habituellement débordante . Ce nuage n'était pas semblabe aux autres , voir même  presque étrange. A tendre l'oreille, et à écouter attentivement, celui-ci avait l'air de murmurer. Oui ! Il parlait et voulait absolument que je le comprenne ... Ce nuage avait un message d'importance à me transmettre ! Et dans le ciel , tourmenté par le moindre caprice du vent, il essaye tant bien que mal de faire passer son message . Un brin d'herbe dans la bouche, la tête pleine de soleil  , je l'observe se faire et se défaire . Il nous montre tour à tour un dragon souriant, puis trois petits nuages jouant à saute mouton puis comme des ronds de fumées sortant d'une cheminée et curieusement les liens se tissent entre chaque tableau , le tout agrémenté d'une étrange musique céleste . Bouleversée par toutes ses visions, elle ferme les yeux pour que ce monde de couleurs disparaisse afin de se retrouver en elle même . Un instant suivant, une lueur traverse ses paupières et tout devient lumière . Elle parle aux oiseaux, le vent caresse son visage, elle est calme et détendue, elle pense même pouvoir ralentir le temps pour profiter de chaque instant .Elle survolait mentalement chaque fleur environnante , sentait la douceur de leurs pétales , le goût du pollen lui venait à la bouche , pourtant alors que toutes ses sensations devenaient si réelles , elle se détachait inévitablement de son corps d'humaine . A sa grande surprise , elle pouvait même ressentir le bruissement d' ailes devenues si présentes , cela lui était étrange comme perception mais pas déplaisante . " Encore un effort de concentration , et j'ouvre cette fois-ci les yeux ! " se disait elle . Elle redoutait à chaque fois ce moment là , car le plus souvent , le charme de ses expériences secrètes se rompaient , mais au plus profond d'elle , elle savait qu' un jour , elle y parviendrait . " Je suis certaine de pouvoir arriver à devenir autre ... C'est possible ! "
De toute ses forces , elle se laissait aller à ces sensations nouvelles de jeune abeille , légère comme jamais elle n'avait été jusqu'à présent , toutes ses impressions si fulgurantes en elle et si vraies , lui certifiaient que c'était pour maintenant . Elle n'avait en tête plus que l'odeur du pollen , la vision morcellée de fleurs variées et épanouies ,  des chemins aériens qui magnétiquement l'attirait plus que tout . Délicatement , ses yeux perçurent une lumière et une vision non connues , elle s'adapta rapidement à ce nouvel univers .Et bien oui, elle avait enfin réussi, elle était devenue une petit abeille . Les nectars l'appelaient, elle se gorgeait de ces nouvelles saveurs, ses petites pattes s'alourdissaient ,collées de grains de pollens, elle sentait qu'il lui fallait retrouver sa rûche et donc cotoyer de nouveaux congénères . Quelles sensations de liberté et quels plaisirs de butiner ...Certes butiner n'est pas une mince affaire, il faut avoir appris et même si elle avait observer auparavant ces chers insectes, la pratique fût au début un peu maladroite. Savoir freiner son vol et se poser au coeur de la fleur sans dérapage, lui provoquèrent tout d'abord quelques fous rires ! Elle commença aussi pour les premières marguerites à éternuer au contact du pollen , peur d'une allergie et puis l'effet disparu. Le plus drôle fût de mettre en boulettes autour de ses pattes cette manne collante et fine à la fois. Et que je m'entortille toutes ses pattes, quelquefois collées l'une à l'autre , culbute aussi dû à trop de poids et l'envol ainsi alourdit ! Faut aussi éviter les copines, un carambolage en pleine vitesse et hop on se sent étourdie par le choc et on tombe en piqué, alors il faut redresser vivement la machine et se diriger vers une autre fleur, s'excuser si elle est déjà occupée, repartir, sans perdre son souffle et sa belle motivation ! Savoir se laisser photographier sans rougir et devenir star et après trouver la bonne rûche ! . Le monde était devenu irréel , intemporel , comme très lointain. Seule se détachait LA fleur, la blanche, la fleur de Pâques, vers laquelle elle se sentait irrésistiblement attirée ! Petit à petit elle perdait totalement ses sensations humaines et la masse sombre dans l'herbe n'était plus qu'un animal dont elle devait se méfier et comme la rûche lui 'avait enseigné  , elle fit des ronds menaçants afin d'être en paix à son ouvrage de butineuse .Ses sensations me guidaient , moi cette petite abeille , vers le rocher où se trouvait un tapis de cette belle fleur odorante mais encore cette voie venue du nuage vint à moi encore plus forte et distincte. Moi devenue abeille , j'arrivais enfin à comprendre ses ondes venues des éléments tel que ces nuages . Il me demandait d'être attentive , à certaines fleurs devenues pratiquement comme artificielle " génétiquement modifiée et emplit de pesticides " - Ecoute -moi bien petite abeille ! OU BIEN TU MOURRAS SANS POUVOIR AIDER TA RUCHE ! Je vais t'apprendre à reconnaître les zones polluées , les fleurs de champs à éviter, les produits si dangereux pour toi et tes soeurs que la survie de la planète en dépend ! Ecoute et agis pour le bien de tous les êtres sur terre ! " Elle écouta attentivement l'enseignement du nuage , et rejoint rapidement sa ruche , pour donner cette information si importante . Mais déjà au devant de l'entrée de son habitat , des centaines d'abeilles jonchées le sol , mortes ! " La reine ! faut sauver ma reine ... et tout lui dire ! Alors qu'elle se sentait réintégrer son corps d'humaine : " abeille immunisée , sauver la terre , paquerette , polen " .Ses mots l'aidaient à redevenir consciente de sa personne , allongée proche de cette fleur devenue divine . Tout était alors évidence , en songeant à ce fabuleux voyage  .
Elle s'éveilla , avec pour seul regard cette fleur , où butinait inlassablement la petite abeille . A présent ,elle connaissait profondément sa destinée , son chemin à parcourir , cette confusion corporelle qu'elle avait partagé avec cet insecte pendant ce voyage la convaincue de son action à mener. Elle allait aider à propager ce polen miraculeux , comme l'abeille qu'elle était devenue l'espace d'un songe méditatif , elle aiderait à sa manière d'humain
e engagée , à la sauvegarde des rûches , des fleurs .... Trouver le moyen de répandre les espèces florales insensibles à cette pollution qui tuent peu à peu nos abeilles et nos vies -" Oui , si le nuage a raison , si ces abeilles trouvent réellement l'immunité nécessaire à leur sauvegarde en cette fleur et donc à la nôtre ... Quelle belle alliance écologique , ferions-nous ! " .
Certaine du pouvoir d'écoute que son âme avait pu atteindre lors de cette escapade , comme lorsqu'elle était enfant , elle écouta sa propre nature mais cette fois-ci avec la sagesse du devoir de l'abeille .  FIN





Texte inventé à partir de cette photo  par divers bloggeurs d' Orangeade , arragement texte 2verone , le  14 avril 2009











                



 
REGARDE et  IMAGINE ... 2Verone ( 8 )


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                                Il était une fois un petit nuage ...







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                  ... qui  survolait la terre et parcourait le maquis .

 


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Il admirait au sol des  rochers sans apparence de vie ..










                        









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Il se dissipa , et par magie  ,
trois fleurs blanches naquirent .



















            _PHOTO-A-POSTER0295.jpg

Bien que leurs couleurs l'éblouissait ,
il voulait s'étendre comme eux  , dans l'herbe des  prairies ...



















 
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Du maquis au village , qu'un pas   , 
                                 le petit nuage  s 'en  donnait à coeur joie ...

                                                       













     




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                      ...  , et du  plus haut  de son royaume le paradis ,






 

 

 









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                     ... il   parsemait de sa blancheur .... la vie !



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Mais lorsque le ciel le rappela à l'ordre ... 
Il préféra  demeurer  blancheur au sol , plutôt que nuage gris  .

 










Photographies et texte  03.09 V.D

Texte en collaboration avec les bloggueurs anciens d' Orange .

 









 

 

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Published by 2VERONE - dans Regard ' Imagine
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commentaires

pascal 04/07/2009 17:21

C'était interressant tout ce parcour que je viens de faire surtout apres avoir , moi même publier des "fotos" en écrivant que je ne savais pas comment illuster par des textes mes "fotos"

GEogre 04/07/2009 16:51

  BON jour ! J'adOR cette histoire en image ! Amicalement. (-: GEogre PS: Du nouveau chez Pâquerette

sofadream7 04/07/2009 12:22

on en attend une nouvelle avec impatience.....bizzzzzz@+

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Regard ' Zen

 

 

 

Je veux être EAU

 

 

 

 

baigner ma peau dans le destin .

 

 

 

 

Je veux être Air ,

 

 

 

 

rester suspendu

 

 

 

 

au dernier soupir .

 

 

 

 

Je veux être Terre ,

 

 

 

 

revenir au recommencement ,

 

 

 

 

à la fin de notre rencontre .

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